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Samedi, 01 Mai 2010 11:30

LA LETTRE

    Tout travail mérite salaire, nous sommes bien d’accord ! Donc, si vous voulez lire la suite de La Dorsale du mal, vous enverrez un chèque de 13 euros (10 € le livre + 3 € de frais de poste, il faut compter un peu plus d’une semaine pour le retour…) ; à l’ordre des Editions La Plume enragée, à l’adresse suivante Editions La Plume enragée, 5 rue Boileau, 29200 Brest. Car le voilà ! Il vient de sortir de chez l’imprimeur, il est plus beau qu’une tarte Tatin, plus beau que tous les livres de chez Grassouillet ou de chez Y-en-a-marre ; il brille dans l’obscurité du savoir d’aujourd’hui, il est un éclair dans le ciel de suie de l’hypocrisie ! La bourse s’affole, des chinois se marchent dessus pour acheter des actions ; tandis que des sages parmi les roseaux ont souri en apprenant la nouvelle ! 
    Je vous rappelle que son aspect peut toujours être contemplé dans la galerie du site, car je n’ai en rien modifié sa couverture, mais… hosanna ! Les aveugles voient, de grands oiseaux interrompent leur migration, pour se poser près du berceau, et tous les méchants, les envieux, les fous et tous ceux qui se battent dans le chaudron de la popularité maudissent le ciel d’avoir permis cela !                                                                                            
    Alors, s’il y en a qui haussent déjà les épaules, eh bien, qu’ils passent leur chemin ! Ils n’étaient pas dignes de lire la suite ! Par contre, j’aimerais faire part aux autres de quelques remarques… 
    D’abord, les erreurs qui ont pu apparaître encore dans les pages en ligne ont été corrigées. L’ouvrage doit donc être débarrassé de toutes ses scories… Le docteur Muphm est formel : l’échographie montre des organes de taille normale, les radios sont nettes, sans taches suspectes et les images de l’IRM ont l’air de sortir d’un cahier à colorier de Delacroix ! Le livre est tellement sain qu’il pourrait désintégrer un académicien ! 
    Ensuite, il serait possible de se demander : « Mais y a-t-il quelque chose de bien qui pourrait venir de Brest (quoique ce soit l’une des villes les plus étonnantes que je connaisse, mais j’y reviendrai !) ? », car comme l’écrit avec raison Henri Heine (De la France) : « Paris est toujours l’ancien Paris, la belle ville des merveilles, qui sourit avec tant de grâce au jeune homme, exalte si puissamment l’homme fait et console si doucement le vieillard. Paris est à proprement dire toute la France. Celle-ci n’est que la grande banlieue de Paris. Sauf ses belles campagnes et les aimables qualités de ses habitants, en général toute la France est déserte, déserte au moins sous le rapport intellectuel. Tout ce qui se distingue en province émigre de bonne heure dans la capitale (Et j’entends grincer des dents et j’entends…), foyer de toute lumière et de tout éclat. La France ressemble à un jardin où l’on a cueilli les plus belles fleurs pour les réunir en bouquet, et ce bouquet s’appelle Paris. Etc., etc. »
    Mais comme on disait les mêmes choses à Flaubert, il répondit : « J’m’en fous et m’en archifous ! », parce que son Paris à lui était dans sa création et donc peu importe où habite le véritable créateur, il vous livre de l’or même depuis la ferme la plus sale ! D’ailleurs, plus on a besoin d’art à l’extérieur et moins on en a à l’intérieur et plus un artiste est extravagant dans son aspect et moins son imagination est riche ! Voilà qui devrait décorer bravement la cheminée ! (En fait, pour l’équilibre, plus la fantaisie créatrice, qui vient en grande partie de la sensibilité, est vive et plus le besoin d’une vie quotidienne ordonnée s’impose ! Sinon, il y a le risque de finir comme le chat resté trop longtemps sur une plaque électrique…) 
    Non, je crois que le plus grand obstacle à votre achat, ce ne sera pas de livrer vos coordonnées, car nous n’avons aucune malice ; ce ne sera pas non plus la complexité du paiement, puisque les systèmes par carte sont hors de prix pour les « petits » sites ; mais ce sera plutôt vaincre une sorte de timidité teintée d’orgueil… ou un manque de motivation. En tout cas, c’est certain, il faudra le vouloir, car nous ne sommes pas souriants de toutes nos dents, sur les panneaux publicitaires ; ni avec une tête de constipé sur les plateaux dédiés aux livres !
    Acheter ce livre, c’est commencer à éclairer les entrailles de notre société, pour en devenir un explorateur averti… et serein, car quand on voit clair et qu’on suit le fil de la vérité, on comprend qu’autour on puisse crier dans toutes les directions, mais sans perdre son calme ! Le pas est sûr, la puissance est là… et la beauté, le sens et la compassion se révèlent !
    Comment les hommes peuvent-ils se gâcher aussi facilement ? Car on ne reviendra pas !

    PS : le mois prochain, une nouvelle histoire commence : « Monsieur Rêve ». 
Publié dans L'histoire du mois